Père François Potez – Aimer en Vérité

AIMER EN VÉRITÉ

« Mes petits-enfants, voyez quel grand amour nous a été donné pour que nous soyons appelé enfant de Dieu » dit Saint Jean. Dieu a créé l’Homme : Homme et Femme, pour qu’au-dedans de ma nature humaine, au-dedans de notre nature corporelle, nous puissions déjà avoir une expérience réelle de ce qu’est le face à face avec Dieu qui nous est promis. « L’homme et la femme unis dans la plénitude de la communion d’amour sont icônes de la communion des personnes divines » (Saint Jean Paul II).

Satan a fait croire que les exigences que Dieu proposait à l’Homme, qui étaient en fait des exigences qui lui donnaient d’être lui-même, l’exigence d’un amour échangé, que cette exigence là était une contrainte, et qu’il fallait se libérer de cette contrainte pour inventer soi-même. L’Homme et la Femme ont cru qu’ils pouvaient faire l’amour, ils en sont morts. L’amour ne se fait pas, il se reçoit et s’échange, se transmet et c’est alors qu’il porte la vie, qu’il est fécond et qu’il est réellement à l’image de Dieu.

Au lieu que la jouissance soit le fruit du don authentique, elle a été recherchée pour elle-même. L’amour est devenu difficile, l’amour est devenu ardu. L’amour est devenu le fruit d’un effort constant. L’effort ? C’est de s’oublier soi-même, de se renoncer à soi-même pour se donner, pour se redonner, ce qui est impossible en dehors de la grâce de Dieu. Aujourd’hui l’amour se prépare, se gagne, se travaille, l’amour exige une longue préparation.

Qu’est ce qu’un homme ? C’est une capacité de don. Le modèle de l’homme, c’est le Christ qui donne sa vie. La première qualité à rechercher chez un homme : est-ce un homme qui sait se garder pour mieux se donner, qui est fort dans sa tête, fort dans son coeur pour être maître de lui-même ? Le péché dominant des hommes est le même pour tous : vous êtes paresseux, vous êtes mous. Mesdemoiselles, c’est vous qui êtes responsables de la force des hommes. Soyez exigeantes pour les aider à dire non à leurs envies afin d’apprendre à dire oui. La deuxième qualité : est-ce un homme libre qui a choisi sa vie ? Il y a beaucoup de bien à renoncer à des choses bonnes pour des choses encore meilleures.

Qu’est ce qu’une femme ? La première question à se poser : est-ce une femme qui a de la place dans son coeur ? La femme a été toute entière réalisée, faite et pensée par Dieu jusque dans son corps, pour accueillir, pour recevoir et pour féconder au-dedans avant de redonner. A-t-elle une vie intérieure ? Va-t-elle te faire rentrer en toi-même parce qu’elle est paisible et silencieuse ? Est-ce une femme qui cherche à briller, qui attire les papillons ou bien est-elle belle : belle par ses yeux, son regard, belle par son coeur ? Le défaut des femmes est qu’elles sont compliquées. Messieurs, il faut simplifier les femmes en vous retenant de jouer avec elles, ce qui peut les marquer à vie. Je voudrai pour vous Messieurs des femmes de lumière, des femmes transparentes ; des femmes qui laissent transparaître cette lumière pour aider les hommes à être forts.

L’amour se prépare longuement, l’amour a des exigences formidables, l’amour se gagne, l’amour se creuse, l’amour s’enracine mais pour ça il faut d’abord passer par cette étape essentielle de l’amitié. « L’amitié est à l’amour ce que l’armature est au béton armé ». Un amour construit sur une amitié forte, une amitié solide, une amitié de confiance réciproque, c’est un amour qui traversera tous les tremblements. C’est une de mes grandes amies, c’est un de mes grands amis mais ce n’est pas ma petite amie, mon petit ami. Et pourquoi « mon » ? Petit, c’est ridicule ! Je n’arrive pas à comprendre comment on peut trouver ça bien d’avoir un petit ami ?! Je ne peux pas supporter ce qui est petit ! Moi j’aime la grandeur ! Je pense très sérieusement qu’on ne fait pas de grands projets avec un petit ami ! On fait des grands projets avec un grand ami, avec une grande amie ! « Que les gestes de votre corps soient le reflet de votre cœur». Attention aux gestes qui engagent, et le geste qui engage définitivement c’est le geste du don des corps !

Aujourd’hui, nous sommes tous appelés à l’héroïsme de la sainteté. Il faut le courage de la décision, le courage d’une parole qui peut éventuellement blesser ! Exigence terrible ! Mais la divine miséricorde est infinie. Rien et jamais n’est définitivement abîmé ou perdu ! Rien n’est jamais définitivement gâché ! La miséricorde de Dieu vient à bout de tout parce que Dieu est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.

« Seigneur au terme de ma vie, au soir de ma vie, je n’aurai pas grand-chose à Vous offrir mais je pourrai Vous offrir toutes les étreintes que pour Vous, pour Votre amour je n’ai pas voulu connaître ; je pourrai Vous offrir tous ces gestes, tous ces moments de tendresse que je n’ai voulu connaître qu’auprès de Vous au lieu de les connaître d’une façon facile mais d’une façon qui me menait vers le bas ». Guy de Larigaudie

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